L’hypnose ne crée pas de symptômes.
Elle enlève des couvercles.
Il m’arrive parfois d’accompagner des personnes qui, après une séance d’hypnose, me disent :
« Je ne comprends pas… j’ai l’impression que ça bouge plus qu’avant. »
Une émotion qui remonte. Un corps qui réagit. Des rêves plus présents.
Ou un symptôme qui change de forme ou d’intensité.
Et presque toujours, la même inquiétude derrière la question :
« Est-ce que c’est normal? Est-ce que ça veut dire que ça va moins bien? »
C’est à partir de ces moments-là que j’explique quelque chose d’important.
L’hypnose ne crée pas de symptômes.
Elle n’ajoute rien au système. Elle enlève des couvercles.
Quand quelque chose a été porté longtemps en silence
- une émotion, une adaptation, une tension intérieure
- le corps apprend à fonctionner malgré tout. Il compense, il s’ajuste, parfois au prix de symptômes discrets ou chroniques.
Lorsque l’hypnose remet du mouvement là où il y avait du figement, le corps peut enfin s’exprimer. Cette expression peut passer par la peau, les émotions, les rêves, le sommeil ou une impression de perte de repères temporaire.
Ce n’est pas une rechute.
Ce n’est pas un échec.
Et ce n’est pas un signe de fragilité.
C’est souvent un signe que le système nerveux recommence à traiter ce qui était resté en attente.
Le corps ne travaille jamais contre nous. Il cherche l’équilibre.
Et lorsqu’il réagit, ce n’est pas pour faire peur, mais pour réorganiser ce qui a été longtemps contenu.
Dans ces moments-là, le travail thérapeutique n’est pas d’aller plus profond, ni de forcer, ni d’interpréter à tout prix. Bien au contraire. Il s’agit de ralentir, de soutenir le système, de stabiliser, de sécuriser. Revenir dans le corps. Revenir dans le présent. Laisser le temps au système de se replacer à son rythme. La transformation ne passe pas par l’intensité. Elle passe par la sécurité.
Petit exercice simple pour revenir au moment présent. Si tu te reconnais dans ces lignes, prends un instant pour entrer dans ton corps.
Prends quelques respirations profondes et lentes en gonflant ton ventre.
Suis le mouvement du ventre jusque dans ton basin, sans forcer.
Retiens ton souffle 2-3 secondes l’intensité. Elle passe par la sécurité.
Petit exercice simple pour revenir au moment présent.
Si tu te reconnais dans ces lignes, prends un instant pour entrer dans ton corps.
Prends quelques respirations profondes et lentes en gonflant ton ventre.
Suis le mouvement du ventre jusque dans ton bassin, sans forcer.
Retiens ton souffle 2 à 3 secondes.
Observe les sensations. Poursuis ta respiration.
Sens tes pieds en contact avec le sol.
Laisse ton corps s’appuyer là, maintenant.
Il sait comment retrouver son équilibre



